
Placée sous le thème « Prévenir la torture dès l'arrestation en Côte d'Ivoire : former, contrôler, sanctionner », cette rencontre a réuni des représentants des forces de défense et de sécurité, de l'administration judiciaire et pénitentiaire, du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), du Barreau de Côte d'Ivoire, des organisations de la société civile, des organisations non gouvernementales ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L'objectif de cette activité était de renforcer les capacités des différents acteurs de la chaîne pénale afin de prévenir les actes de torture et les mauvais traitements dès les premières étapes de la privation de liberté. Les organisateurs ont rappelé que les premières heures suivant une arrestation constituent une période particulièrement sensible où les risques de violation des droits fondamentaux sont les plus élevés.

Animée par M. Baroux Gnepa Serge, substitut du procureur, la communication principale a porté sur « Le rôle des forces de sécurité dès l'arrestation et les mécanismes de contrôle et de suivi en garde à vue ». À travers des cas pratiques inspirés de situations réelles, les participants ont été sensibilisés aux bonnes pratiques à adopter afin de prévenir les actes de torture et les mauvais traitements dès les premières heures de la privation de liberté.
Au cours de son intervention sur le thème « Rôle des forces de sécurité dès l'arrestation et mécanismes de contrôle et de suivi en garde à vue », le magistrat n'a pas manqué d'interpeller certains officiers de police judiciaire sur les pratiques abusives encore observées dans certains services d'enquête. Selon lui, aucune pression, aucun aveu ni aucune circonstance ne saurait justifier des violences physiques, psychologiques ou des traitements dégradants infligés aux personnes interpellées. Il a rappelé que tout agent auteur de tels agissements s'expose à des poursuites disciplinaires et pénales, conformément aux lois de la République.

M. Baroux Gnepa Serge a également sensibilisé les participants aux bonnes pratiques à adopter lors des interpellations et des gardes à vue, tout en les invitant à privilégier le professionnalisme, le respect des procédures et la protection des droits fondamentaux des citoyens.
La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Les échanges qui ont suivi ont permis aux participants de partager leurs expériences de terrain, d'identifier les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations en vue d'améliorer les mécanismes de contrôle dans les lieux de garde à vue et de renforcer la lutte contre toutes les formes de torture et de mauvais traitements.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent promouvoir une culture du respect des droits humains, de la responsabilité des acteurs judiciaires et sécuritaires, ainsi que de la lutte contre l'impunité, afin que les principes de l'État de droit soient pleinement respectés dès les premières heures de la privation de liberté.
