Pour le professeur Ehui Eboi," nous avons convié les médias à cet atelier d'orientation sur l'approche I = I , qui veut dire, indétectabilité, intransmissible. Il faudrait que nos organes de presse soient plus imprégnés de cette notion qui veut dire, lorsqu'un patient vivant avec le VIH est sur traitement ARV et qu'il est observant à son traitement ; il a une charge virale, c'est à dire la quantité de virus dans le sang, il est indétectable. Cette indétectabilité permet de ne plus transmettre la maladie lorsqu'il a des rapports sexuels même non protégés. Donc cette notion est importante.
Non seulement les patients du VIH doivent savoir, mais également la population. Ça permet de réduire la stigmatisation et la discrimination dont sont l'objet les personnes atteintes du VIH. C'est pour ça nous avons convié la presse à nous aider à véhiculer le message à la population et des personnes vivant avec le VIH. " Et d'ajouter
Nous avons de nombreux défis sur notre chemin pour parvenir à l'élimination du VIH
" Nous avons de nombreux défis sur notre chemin pour parvenir à l'élimination du VIH. Les défis sont liés à ce qu'on appelle l'indicateur des 3× 95, c'est à dire que nous devons arriver à dépister au moins 95% des personnes vivant avec le VIH en Côte d'Ivoire. Mettre sous traitement 95% de ces personnes et obtenir une suppression de la charge virale chez 95% de ces personnes. Malheureusement nous n'arrivons pas à dépister suffisamment le nombre de personnes vivant avec le VIH en Côte d'Ivoire. Nous sommes à un taux de dépistage autour de 85%. Nous n'arrivons pas à mettre sous traitement la majorité des patients qui sont autour de 87%. Et les patients traités sont estimés à 87%. Donc les défis sont d'abord : le dépistage. Et on remarque que les hommes et les enfants sont les moins dépistés. L'autre défi c'est la rétention durable dans les soins. Lorsqu'un patient est sous traitement, il faut qu'il y reste durablement.
C'est à ce prix là qu'il peut avoir une charge virale supprimée et ne peut transmettre la maladie. L'autre défi, c'est l'implication et la mobilisation de la communauté pour appuyer la riposte nationale, et également la pérennisation des financements de la lutte contre le sida, car nous avons beaucoup besoin de financement. Et cela doit être assurer. L'autre défi, c'est de garantir la continuité de la chaîne d'approvisionnement en médicaments dans les laboratoires, pour garantir la prise en charge des personnes atteintes " a t.il laissé entendre.
Nous y reviendrons