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Santé : ÉPIDÉMIE D’EBOLA : LA CRISE SANITAIRE CONTINUE DE SÉVIR EN RDC ET DANS LA RÉGION

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ÉPIDÉMIE D’EBOLA : LA CRISE SANITAIRE CONTINUE DE SÉVIR EN RDC ET DANS LA RÉGION
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L’épidémie d’Ebola déclarée le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo continue de progresser. Selon le dernier bilan des autorités sanitaires publié le 22 juillet, 2.423 cas confirmés et 967 décès ont été recensés. La transmission reste fortement concentrée dans la province de l’Ituri, mais le virus s’est déjà propagé à 5 provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Tshopo. 

L’OMS alerte : "Presque chaque jour, des cas sont identifiés dans de nouvelles zones de santé". Au 23 juin, 34 zones de santé étaient touchées, et ce chiffre est passé à 47 zones fin juillet.

Une propagation qui s’étend à de nouvelles zones

L’Ituri demeure l’épicentre avec 916 cas confirmés au 23 juin. Des cas ont également été signalés à Butembo, Goma, et plus récemment à Adja dans le Haut-Uélé, signe d’une progression vers de nouveaux territoires. 

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Les mouvements de population, l’insécurité, l’exploitation minière artisanale et les échanges transfrontaliers avec l’Ouganda et le Soudan du Sud favorisent la propagation. 

Un virus rare sans vaccin ni traitement spécifique

Il s’agit de la souche Bundibugyo du virus Ebola, identifiée pour la première fois en Ouganda en 2007. À ce jour, *il n’existe ni vaccin ni traitement homologué contre ce variant*. Les vaccins actuels ne sont efficaces que contre le virus Zaïre. 2b788cf61924

Le taux de létalité moyen en RDC est de 25,3%, mais il est monté à 26% à Mongbwalu le 18 juin. 734 patients étaient placés en isolement ou sous traitement au 19 juillet, et 469 personnes ont été guéries depuis le début. 

 

Ouganda : fin de l’épidémie, mais vigilance

De son côté, l’Ouganda a déclaré la fin de l’épidémie sur son territoire mardi dernier. Le pays a enregistré 20 cas dont 2 décès. Le dernier patient est sorti d’hôpital le 22 juin. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 5 juin. Mais la situation reste fragile à cause de la persistance de l’épidémie en RDC voisine. 

Riposte entravée par l’insécurité et la désinformation

L’OMS et ses partenaires intensifient le soutien au gouvernement congolais. 10 laboratoires sont désormais opérationnels et 22 centres de traitement disposent d’environ 650 lits.

 

Mais la riposte se heurte à de nombreux obstacles : insécurité, attaques contre les structures de santé, résistance communautaire, désinformation et insuffisance du suivi des contacts. _"Nous ne pouvons pas instaurer la confiance des communautés ni isoler les malades pendant que les bombes tombent"_ a déclaré le Dr Tedros de l’OMS. Les structures du Nord-Kivu fonctionnent à 128,4% de leur capacité. 

 

L’OMS a classé cette épidémie comme une "urgence sanitaire de portée internationale" et l’Africa CDC estime que 10 pays de la zone sont à risque. 

 

Mesures de prévention

Le virus se transmet par contact avec des fluides corporels et des tissus infectés. Les symptômes : maux de tête, vomissements de sang, douleurs musculaires et hémorragies. 

 

En France, un premier cas a été diagnostiqué le 24 juin chez un médecin humanitaire de retour de RDC. Le gouvernement a renforcé la surveillance, notamment à Mayotte, mais estime le risque d’importation "très faible".

En bref : Plus de 2 mois après sa déclaration, l’épidémie d’Ebola Bundibugyo continue de gagner du terrain en RDC. Sans vaccin disponible, la riposte repose sur le dépistage, l’isolement et la sensibilisation, dans un contexte d’insécurité qui complique la tâche des équipes médicales.

 

Sources : OMS, Ministère de la Santé RDC

 

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